Titre original : Jurassic World Dominion
Titre québécois : Monde Jurassique : La domination

2022 - USA - 2h27 - Science-fiction
Vu au cinéma

Saga : Jurassic Park
« Jurassic World : Fallen Kingdom

Suivant »

Isla Nublar et son parc ont été détruits, mais les problèmes ne sont pas terminés. Alors que les dinosaures se sont propagés à travers le monde, les relations tendues entre le présent et le passé alimentent de nouveaux conflits. Le fragile équilibre est mis à l'épreuve et l'avenir fait face à une nouvelle direction.


L'air de Jurassic Park, on le connaît tous. On le chantonne parfois sans s'en rendre compte. Et c'est incroyable de se dire que 29 ans nous séparent du premier film de la franchise. Au bout de six films, c'est encore une fois la fibre nostalgique en nous qui va être suscitée avec brio. Car, même si cet épisode est loin d'être parfait, il est difficile de lui reprocher le fait qu'on s'amuse d'un bout à l'autre et qu'on sort de la salle avec le sourire.

Démarrons d'ailleurs en parlant des points faibles du film avant de plonger dans la quantité de points positifs. Il y a des scènes où l'on a la forte impression que ni Chris Pratt ni Bryce Dallas Howard n'avaient envie d'être là. Et le personnage de Maisie (l'enfant clonée découverte dans le film précédent), bien que brillamment interprété par Isabella Sermon, ne sert finalement à rien d'autre qu'à ajouter un enfant au film... parce qu'un Jurassic Park/World sans enfant, la production doit penser que ça ne peut pas fonctionner. En dehors de ça, son personnage ne sert malheureusement à rien et son intrigue n'est ni intéressante ni réellement importante.

Malgré tout, le film parvient à encore une fois nous intéresser avec de l'ADN de dinosaure, et comporte surtout de sérieuses améliorations par rapport aux deux films précédents. Notamment avec le personnage de Claire, qui avait déjà radicalement été modifié entre le premier et le second épisode. Cette fois, son personnage a été réécrit de façon à prendre en compte à la fois la femme froide qu'elle était quand ses actes ont mené à l'effondrement du parc d'Isla Nublar et la femme qu'elle est devenue en se rendant compte que les dinosaures sont des êtres vivants.

Et ces êtres vivants, justement, ont réellement l'air majestueux ici ! Cet épisode, bien plus que les deux épisodes précédents, repose fortement sur les animatroniques et les marionnettes, n'utilisant la CGI que lorsque c'est réellement nécessaire. Comme c'était le cas dans le tout premier épisode de Spielberg. Cela offre une présence bien plus tactile aux dinosaures. On a également droit à des versions plus réalistes de chaque dinosaure, intégrant toutes les informations que la science a glanées depuis le premier film (comme le fait que les dinosaures avaient des couleurs, des plumes et des poils). Mais l'intérêt du film ne s'arrête pas là, puisque celui-ci met également en scène une nouvelle menace écologique. Car oui, les dinosaures sont désormais libres et évoluent sur toute notre planète depuis la fin du précédent épisode, mais un danger encore plus grand pointe son nez ici, menaçant notre humanité de famine.

Bien que Jurassic Park : Le monde d'après penche fortement du côté nostalgique, il faut tout de même le féliciter du brio avec lequel il introduit de nouveaux personnages : Ramsay (Mamoudou Athie) est un superbe ajout, et impossible de ne pas apprécier la pilote Kayla (DeWanda Wise). Chacun d'entre eux a un réel intérêt dans l'histoire. Maintenant, on ne peut pas parler du film sans aborder ce que tous les fans attendaient : le retour du trio d'origine. Alan Grant (Sam Neill), Ellie Sattler (Laura Dern) et Ian Malcolm (Jeff Goldblum) sont à nouveau réunis. Mais surtout, leur présence n'est pas qu'un simple caméo. Les scénaristes n'ont pas cherché à faire en sorte que Claire et Owen aillent demander de l'aide au trio. Non, en fait, leurs chemins se croisent d'une manière parfaitement naturelle qui justifie leur présence dans l'histoire. Aucun personnage n'est là juste pour soutenir la quête de l'autre, et ils jouent tous un rôle important dans le sauvetage du monde.

Le film ne cherche pas à mettre un terme au règne des dinosaures parmi les humains. C'est peut-être une frustration pour certains, qui auront l'impression que, du coup, le film n'a pas de fin (les humains vivent dans un monde où l'on ne peut plus faire une balade en forêt sans risquer de se faire bouffer par un vélociraptor). Mais cela ne gêne pas réellement lorsqu'on profite du film. C'est un mariage réussi entre la nostalgie et une aventure inédite. J'ai hâte de voir ce que la franchise nous proposera ensuite. Le réalisateur, Colin Trevorrow, qui réalise ici le dernier épisode de sa trilogie World, a bien insisté dans une interview sur le fait que si Universal veut continuer la franchise, un reboot serait idiot. Il va désormais leur falloir trouver le moyen de continuer l'histoire dans un univers où les dinosaures vivent librement parmi nous.

Points positifs

  • Le retour du trio d'origine
  • Les dinosaures parmi les humains, en dehors d'une île
  • On prend son pied d'un bout à l'autre

Points négatifs

  • Claire et Owen présentent moins d'intérêt
  • Maisie ne sert à rien

Jurassic World : Le monde d'après est sous plusieurs aspects un film imparfait, surtout concernant l'utilisation approximative des trois personnages principaux de la saga World (Claire, Owen et Maisie). Mais il sait par contre amener avec brio les trois personnages principaux de la saga Park (Ellie, Ian et Alan) dans cet univers. Le plus important, c'est qu'on s'amuse d'un bout à l'autre. Il faut arrêter de chercher une logique dans une franchise où l'on nous dit que des dinosaures sont parmi nous. Contentons-nous de retomber en enfance !

La note de Critique Universe :

Note : 4 sur 5.
La note des visiteurs : (votez)
-Publicité-
S’abonner
Notifier de
guest

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments